Sunday, March 23, 2008

Conversations en Remonte-pentes

En un effort vaillant, la tortue que je suis se lève pour entreprendre la rédaction du premier billet de l'année. Je dis la tortue car il y a longtemps que Camille m'a battu en termes de nombre de billets publiés. Cependant le lapin semble sommeiller depuis quelque temps, je pourrais peut-être en profiter...

Il y a deux semaines, j'ai fait l'école buissonière pour aller skier a Owl's Head (pour $15 les mardis et mercredis!). J'en ai profité pour prendre quelques photos car la journée ensolleillée mettait superbement en évidence la vue sur le lac Memphrémagog. En voici une:



La plus lente du groupe, je me suis vite séparée de mes compagnons pour skier en solo, ce qui m'a valu plusieurs remontées avec des inconnus. Avant de poursuivre, je dois spécifier qu'en plus d'être joliment colorés en rose et mauve, mes skis sont aussi du vieux modèle droit (gracieuseté d'un "package deal" à $250, il y a de cela sept ans). Voici donc quelques fragments de conversation auxquels j'ai eu droit à ce sujet:


Madame anglophone:
Have you guys seen the skis at the store? They're so wide.
Monsieur anglophone: Yeah, they are pretty wide. It must be the new style. They didn't seem to have any more normal parabolic skis.
Madame anglophone: It's like they're made for powder, like at Whistler. We don't get much of that here.

Monsieur avec skis paraboliques: C'est quoi ça, des skis de course?
Moi: Ah, non, c'est l'ancien style, c'est juste de bons vieux skis droits.
Monsieur avec skis paraboliques: Je vois. Tu sais, ça veut dire que tu skies mieux que nous autres (il englobe ses amis d'un geste de la main), parce que c'est plus dur en skis droits.
Moi: Mais non, mais non, c'est un peu plus dur pour les virages, mais j'suis pas si bonne skieuse.
Suit une conversation sur sa profession (ingénieur civil), mes études (la physique, à quoi il répond que ce fût toujours sa passion secrète) et comment se fait-il que je suis en train de skier un jour de semaine.
Ami de monsieur avec skis paraboliques: Comment on dit télémark en anglais?
Moi: Telemark.
Les trois monsieurs: Ah.

Gars blond avec lunettes cool (et skis paraboliques): C'est cool, tes skis. C'est pour la course?
Moi: Non non, c'est juste le vieux style.
Gars blond avec lunettes cool: Ah, ok.

Le fragment qui suit ne porte pas sur les skis, mais je trouve qu'il mérite d'être présenté quand même:

Madame anglophone 2:
No, I don't really feel old. Well, until recently it didn't bother me that I was 40, but a couple of weeks ago it really hit me: I'm 40. I mean, I do sports and I'm in shape but still, I'm 40.
Monsieur anglophone 2: Well, I don't feel like that, I mean, I stay active...
Madame anglophone 2: You're closer to 50, right?
Monsieur anglophone 2: Yeah. So I stay active, I hang out with guys who are 35, play hockey, go out with them. I never did have my mid-life crisis thanks to that, you know, I just keep busy and I don't think about it. Some people have nothing to do and they just stay home and start thinking about getting old, but me, I'm not going to have any kind of crisis. You just got to stay active.

J'ai remarqué que, peu importe le sujet de la conversation, les anglophones ne m'y ont jamais incluse, contrairement aux francophones. J'ai aussi remarqué que je dois m'acheter de nouveaux skis.

Sunday, July 29, 2007

C'est la mode aux "boardwalks"

Que ce soit pour découvrir un petit trésor ou pour éviter des rencontres fâcheuses, il faut toujours marcher sur le boardwalk. Au parc des Hautes Terres du Cap Breton, si on descend du boardwalk, attention! On risque d'assurer le repas d'un ours noir, voire un ours polaire, on sait jamais, faut être prudent! J'exagère, mais vous comprennez le principe. Pourtant, s'il faut en croire notre petite expédition à travers ce domaine si périlleux, nous avons plutôt failli marcher sur une famille orignal - monoparentale, certes, mais pas moins potentiellement dangereuse!



Remarquez la gueule ouverte, menaçante, et le petit derrière qui regrète que ses bois ne sont pas plus imposants.

Mais il ne faut pas s'inquiéter, la photo a été prise avec un zoom 4x. Voici une indication plus réaliste de la distance qui nous séparait des ces bêtes dangereuses, auxquelles nous avons quand même réussi à échapper.



Cela dit, si vous êtes un petit animal, il vous est fort recommandé de ne pas vous approcher du boardwalk.



Plus loin, un autre boardwalk était censé guider nos pas vers une superbe vue de l'océan et du ciel, séparés par une frontière presque invisible. D'où le nom du sentier: Skyline. Abandonnez le boardwalk ici et préparez-vous à une aventure à la Pinocchio dans le fameux Monde Marin (aka "Derrière les Fanons").



Il faut spécifier qu'il y avait un peu de brume ce jour-là, mais vous voyez la frontière invisible, n'est-ce pas?

À Percé, en Gaspésie, nous avons demandé s'il y avait un moyen de se promener sur la plage. On nous a répond "Oui oui, bien sur, voilà, ici sur la carte, vous voyez, il y a un boardwalk..." Nous sommes sortis du centre d'information, très bien informés. Nous avons décidé d'éviter le boardwalk, question de minimiser les risques d'un accrochage avec un maquereau particulièrement intrépide.

Nous nous sommes tout de même hasardés sur le quai de la petite ville, pour observer le trou dont Francis doutait l'existence jusqu'à ce moment-là.



Sur l'île de Bonaventure, quitter le boardwalk équivalait une mort affreuse par coups de becs de fous de Bassan.



Heureusement, notre dernier rendez-vous avec un boardwalk nous a permis d'admirer cette jolie cascade, dans le parc Forillon.



Prochainement sur "Czech Film": les boardwalks favorisent la bonne entente entre randonneurs et plantes carnivores.

Friday, June 22, 2007

2000 images are worth 1000 words

It seems astronomers are also photography enthusiasts. For your viewing pleasure, here are
Krzysztof's pictures
Mariangela's pictures
Karla's pictures
and my pictures.

Today I ran a program that lasted about five minutes. All my previous programs ran for only a few seconds. I'm starting to feel more like a scientist.

Saturday, June 16, 2007

Early recovery

Wednesday, 7h30pm it was. I feel much better now although hot and sweaty, so I still wish for scottish rain. I am never satisfied with what I have, am I?
My running shoes have just been washed, and down the drain went the scottish mud. And as I read an article about Iceland this morning, I learned that there are twice as many sheep (shoops) than people in that country. In Quebec we have a similar situation with squirrels, but we don't milk them... Besides, our federal government doesn't offer subsidies for keeping squirrels on one's land.

Monday, June 11, 2007

Return to homebase

After wearing sunglasses, getting a tan, watching rainbows and, let's not forget, modifying the english language for the better in Scotland, I touch base once again. Montreal is sticky and hot whether it's day or night, shade or sun. That was the unpleasant "surprise" upon my arrival (surprise because I sort of refused to think about what I knew to be true). Anyway, it's still livable, but we are only in June, so hell is only a few weeks away. Luckily, I am on vacation on the east coast for the first half of July. Nice and cool, windy yet sunny.

I have (or more like "there are") many more pictures from the summer school on Skye, which I will put up shortly (the ones I have) or whenever I get them (Krys' pictures, ahem! and others).

The truth is, my feelings are a bit on the melancholic side, as always after such experiences. Estimated time of recovery: Thursday, 12pm Montreal time :-)

Monday, June 4, 2007

Our most demanding summer school activity

We go to the pub. Every night. About half of Krys' 500 or so pictures (that's only the first 4 days) are taken at the pub, so it was difficult to choose which precious few to post here.

The first night at the pub, there were mixed reactions.



But after a few drinks



things started to get interesting



Let me illustrate this in a different way. Before drinks:



Cards. Pretty boring right? After drinks:



In Scotland, not even performing can prevent one from drinking:



That was Bonnie, one of the co-organisers.

One night, we had a ceilidh (pronounced "cay-lid") dancing workshop



Look at this. Holding hands and running around in circles. And they call themselves grown people :-)



This one ceilidh was insane



Ceilidh dancing can help enhance cardiovascular endurance and silliness. Perform with caution.

One shoop, two sheep

The challenge on Skye is to take a picture without any sheep in it. It's not so easy.







Beheheheheh.